Chemin de Fer Historique de la Voie Sacrée
Par enmeuse.fr Pascal CORDIER • 7 mai, 2010 • Catégorie: Actu •Notre nouvelle association du « Chemin de fer historique de la Voie Sacrée » (CFHVS) qui a pris la relève de l’association « La Suzanne » pour remettre notre locomotive en service est aujourd’hui très heureuse d’honorer la personne qui a accepté de souscrire le millième mètre de notre futur chemin de fer historique de 4200 mètres au départ de Bar-le-Duc…en direction de Verdun !
Madame Florence THIRIOT, commerçante de Bar le Duc, se voit remettre en effet l’attestation officielle de don correspondante.
L’association honore également les cinq maires des communes qui ont décidé de nous aider à faire progresser ce projet :
- Monsieur Pierre BURGAIN, maire de Revigny,
- Monsieur Jean-Luc OBARA, maire de Vavincourt,
- Monsieur Luc FLEURANT, maire de Robert Espagne,
- Madame Catherine ZANON, maire de Villotte devant Louppy,
- Monsieur Gilbert MONPERRUS, maire de Trémont-sur-Saulx et premier vice-président de la CODECOM de Bar-le-Duc.
L’association salue également le don très significatif et chargé de symbole de la fédération nationale André Maginot (FNAM), représentée par son Président départemental, le colonel Henri SCHWINDT.
A ce jour 512 personnes ont décidé de répondre à notre souscription lancée en septembre dernier pour financer la participation de notre association au projet. Nous sommes ainsi parvenus ce jour précisément au 1363ème mètre, soit plus de 32% du parcours !
Rappelons que notre projet a obtenu les accords de principe du Conseil Général de la Meuse, de la CODECOM de Bar le Duc, du Conseil Régional de Lorraine, de l’Etat, du GIP ainsi que les appuis de Lorraine-Active, du Crédit Agricole et de nos parlementaires, Messieurs Gérard LONGUET et Bertrand PANCHER.
Nous venons de participer, à l’initiative de Madame la Présidente de la CODECOM de Bar-le-Duc, à une importante réunion de l’ensemble des partenaires concernés en vue de définir une méthode d’examen de l’ensemble des questions restant en suspens.
Un comité de pilotage se réunira régulièrement dans les prochains mois pour affiner le projet, confirmer sa pertinence touristique et sa viabilité économique, régler les questions techniques et arrêter le plan de financement.
Nous poursuivons nos démarches en vue de récupérer dans les meilleures conditions possibles les matériaux et matériels nécessaires à la construction de la voie et du matériel roulant.
Dès finalisation du plan de financement, notre association du chemin de fer historique de la Voie Sacrée (CFHVS) pourra entreprendre, avec les entreprises spécialisées déjà identifiées, la préparation de la plate forme et la pose de la voie ferrée. Parallèlement, notre chantier d’insertion de La Suzanne interviendra pour restaurer le locotracteur ainsi que les voitures nécessaires.
Notre objectif est de mettre en service, grâce à notre détermination et à votre concours à tous, ce nouveau produit touristique chargé d’histoire en 2011.
Merci !
Merci !
Bar le Duc le 3 mai 2010
Le Président de La Suzanne et du CFHVS : Jean-Michel Althuser
Le Président de La Suzanne et du CFHVS : Jean-Michel Althuser
P.J. : copie de l’attestation de don remise à Madame Thiriot
L’APPEL DE SUZANNE
« SUZANNE, je m’appelle « LA SUZANNE » comme on disait autrefois familièrement en me voyant passer dans vos campagnes.
Avec mes sœurs, Marguerite et les autres, je suis l’une des locomotives à vapeur du Meusien, ou du Tacot ou encore du Varinot, les dénominations du chemin de fer d’intérêt local à voie métrique qui desservait les lignes de Haironville à Triaucourt, de Bar le Duc à Clermont en Argonne et de Bar le Duc à Verdun.
De marque Corpet, je pèse 14 tonnes et j’ai été mise en service en 1891 pour tracter allègrement des trains de marchandises de 65 tonnes et des trains de voyageurs à la vitesse moyenne de 20 km/h. Un progrès significatif par rapport au cheval !
J’ai connu mon heure de gloire pendant toute le durée de la Grande Guerre en servant à ravitailler les fronts de l’Argonne et de Verdun en vivres et en munitions mais aussi en hommes pour assurer la relève. Au retour du front, j’ai rapatrié dans mes wagons sanitaires aménagés de très nombreux blessés français et étrangers. J’ai ainsi sauvé beaucoup de vies. C’était la voie sacrée ferroviaire doublant la voie sacrée routière !
La paix enfin retrouvée, j’ai repris tranquillement mon service civil jusqu’en 1938, l’année du démantèlement de ce chemin de fer.
Malheureusement, j’ai vécu une nouvelle Guerre en étant réquisitionnée par les allemands en 1941 pour construire le mur de l’Atlantique et, à bout de souffle, j’ai terminé ma carrière chez un ferrailleur de la baie de Somme.
Mais quelle joie quand mon épave rouillée a été récupérée par l’Office du Tourisme de Bar le Duc en 1981 ! Merci Pierre Duménil. Rendez-vous compte, on m’a classée monument historique en 1992 !
Ma restauration a été amoureusement entreprise avec l’aide de bénévoles passionnés et de salariés motivés d’un chantier d’insertion portant mon nom… Au total, 16 ans et 50 000 heures de travail ont été nécessaires pour me remettre en état de circuler sous pression vapeur.
Après 65 longues années de sommeil, intégralement restaurée, je viens enfin de revivre en roulant à nouveau en Baie de Somme et je siffle d’impatience de reprendre mon service ici, en Meuse, en forêt de Massonge près de Bar le Duc, pour vous transporter en évoquant mes aventures passées et faire ainsi revivre le patrimoine historique et industriel meusien.
Le projet de « chemin de fer historique de la Voie Sacrée » porté par mon association est maintenant officiellement validé par les partenaires concernés, mais j’ai cependant une petite demande à vous confier car je dois réunir les fonds nécessaires pour compléter le plan de financement.
Avec mes sœurs, Marguerite et les autres, je suis l’une des locomotives à vapeur du Meusien, ou du Tacot ou encore du Varinot, les dénominations du chemin de fer d’intérêt local à voie métrique qui desservait les lignes de Haironville à Triaucourt, de Bar le Duc à Clermont en Argonne et de Bar le Duc à Verdun.
De marque Corpet, je pèse 14 tonnes et j’ai été mise en service en 1891 pour tracter allègrement des trains de marchandises de 65 tonnes et des trains de voyageurs à la vitesse moyenne de 20 km/h. Un progrès significatif par rapport au cheval !
J’ai connu mon heure de gloire pendant toute le durée de la Grande Guerre en servant à ravitailler les fronts de l’Argonne et de Verdun en vivres et en munitions mais aussi en hommes pour assurer la relève. Au retour du front, j’ai rapatrié dans mes wagons sanitaires aménagés de très nombreux blessés français et étrangers. J’ai ainsi sauvé beaucoup de vies. C’était la voie sacrée ferroviaire doublant la voie sacrée routière !
La paix enfin retrouvée, j’ai repris tranquillement mon service civil jusqu’en 1938, l’année du démantèlement de ce chemin de fer.
Malheureusement, j’ai vécu une nouvelle Guerre en étant réquisitionnée par les allemands en 1941 pour construire le mur de l’Atlantique et, à bout de souffle, j’ai terminé ma carrière chez un ferrailleur de la baie de Somme.
Mais quelle joie quand mon épave rouillée a été récupérée par l’Office du Tourisme de Bar le Duc en 1981 ! Merci Pierre Duménil. Rendez-vous compte, on m’a classée monument historique en 1992 !
Ma restauration a été amoureusement entreprise avec l’aide de bénévoles passionnés et de salariés motivés d’un chantier d’insertion portant mon nom… Au total, 16 ans et 50 000 heures de travail ont été nécessaires pour me remettre en état de circuler sous pression vapeur.
Après 65 longues années de sommeil, intégralement restaurée, je viens enfin de revivre en roulant à nouveau en Baie de Somme et je siffle d’impatience de reprendre mon service ici, en Meuse, en forêt de Massonge près de Bar le Duc, pour vous transporter en évoquant mes aventures passées et faire ainsi revivre le patrimoine historique et industriel meusien.
Le projet de « chemin de fer historique de la Voie Sacrée » porté par mon association est maintenant officiellement validé par les partenaires concernés, mais j’ai cependant une petite demande à vous confier car je dois réunir les fonds nécessaires pour compléter le plan de financement.
Je vous propose de souscrire dès maintenant à un don de 17€ par mètre de voie ferrée pour me permettre de rouler à nouveau sur 4 200 mètres de mon ancien parcours.
Vous pouvez également acheter l’un des beaux livres qui racontent mes glorieuses mémoires ou les petits souvenirs qui vous sont proposés !
Vous pouvez également acheter l’un des beaux livres qui racontent mes glorieuses mémoires ou les petits souvenirs qui vous sont proposés !
Cela ne tient qu’à vous de m’aider à réaliser ce projet de chemin de fer historique de la Voie Sacrée.
Merci d’avance et, je l’espère, à bientôt dans mes voitures… »
Merci d’avance et, je l’espère, à bientôt dans mes voitures… »
SUZANNE
enmeuse.fr Pascal CORDIER est le fondateur du site
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Je voudrais acheter quelques mètres de voie pour Suzanne. Mais j’ai été incapable de trouver dans le site l’ordre du chèque et l’adresse où je dois l’envoyer. Merci de me donner ces renseignements.