Horloge interne
Par enmeuse.fr Pascal CORDIER • 6 juil, 2008 • Catégorie: Culture •Hélène Sigot-Lemoine signe son premier roman .
Née un 07 Février…. il y a déjà quelques années…
Lycéenne bourguignonne, volontaire et passionnée à 15 ans, Hélène Sigot-Lemoine ne parle que dessin, peinture, photographie ou architecture. Et déjà, les mots, la poésie, l’écriture… À 20 ans, elle obtient son D.U.T. à Dijon, carrière de l’information, sûrement la voie pour continuer d’aborder tous les supports d’expression : photo, déco, cours particuliers, ou le soir aux Beaux-Arts ! Et encore, l’écriture… À 30 ans, elle est devenue meusienne, épouse, maman, collaboratrice. Une pause, un train, un entracte, il faut écrire, c’est une nécessité, une impulsion, un geste fort… À 40 ans, elle vit maintenant à Bar-le-Duc où de dessins en lieux, de photos en rencontres, de mémoire en poèmes, elle nous plante ses décors et met en scène des inconnus qui, grâce à elle, dévoilent leur vraie nature. Attentive à chaque détail, elle garde une sensibilité d’enfant, une émotion fragile et jette subitement la lucidité d’un regard adulte. Ces ambiances qu’elle construit, Hélène Sigot-Lemoine les crée mot après mot, phrase après phrase, sur un rythme parfaitement maîtrisé où les sonorités sont autant de touches de couleurs. Ces images, elle les offre, révélées, fixées, indélébiles, à ses lecteurs qui les accueillent finalement comme des évidences.
Un drame psychologique…
Pierre est un jeune homme animé par un mal étrange : il ne peut supporter d’entendre le tic-tac d’une horloge ou le carillon d’une cloche. Pourtant les églises – si nombreuses à Dijon – l’attirent, et il ne peut s’empêcher de tourner autour de la jolie femme qui travaille à l’atelier de vitrail. Sa névrose est d’autant plus visible qu’il ne cesse de fréquenter des endroits où sa phobie peut se réveiller. Ainsi, pour combler son temps oisif et se faire un peu d’argent, il fait la lecture à une vieille femme, madame Thomas, qui a la manie paradoxale de garder en l’état tous ses meubles et souvenirs anciens, et de remonter les trop nombreuses horloges qui égrènent bruyamment les heures dans son appartement étouffant. Pierre s’y rend chaque jour, mais il a chaque fois de plus en plus de mal à monter l’escalier qui mène chez la vieille femme tant il a peur d’entendre sonner ces horloges… Dans ce drame psychologique, l’auteur entraîne le lecteur au cœur des obsessions d’un homme… jusqu’au dénouement fatal. Comme Œdipe dans sa névrose, Pierre avance vers la solution à ses questions, solution qu’il connaît par avance puisqu’elle est enfouie en lui
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