» Œuvres d’humanité de la souffrance à l’espoir «
Par enmeuse.fr Pascal CORDIER • 20 mai, 2008 • Catégorie: Actu •Amilcar ZANNONI
du 21 mai au 31 août 2008 au Centre Mondial de la Paix – VERDUN
Cette exposition présente une quarantaine de sculptures réalisées par l’artiste lorrain d’origine italienne : Amilcar Zannoni. Par le fer et par le feu, Zannoni nous montre les angoisses et les passions de l’humain, le travail, le désir, l’amitié, l’amour, la haine, la violence. Son œuvre l’a conduit à devenir l’un des sculpteurs majeurs de son temps, en lui permettant de raconter l’homme, la vie et Dieu grâce à l’exceptionnelle force d’expression de son art. Avec l’intelligence du cœur, cet artiste isolé et passionné a fait jaillir de son esprit une œuvre profondément humaniste.
Biographie de l’artiste
Né le 7 août 1922 à Bagnio Di Romanio en Italie d’une famille de trois enfants, Amilcar Zannoni est venu en France à 22 mois. Il épouse Marguerite Bravetti et deux enfants naissent de cette union.
Pour la petite histoire, après l’école communale, Amilcar travaille chez un laitier où il est porteur de lait et participe aux travaux agraires. Pendant la guerre, il est manoeuvre à l’aciérie de Homecourt et devient mineur. Jusqu’en 1955, au fond de la mine il charge les wagons à la main, puis malade, il est reconverti manoeuvre administratif jusqu’à sa retraite en 1973.
Alors qu’il est en cure de soins à Vance, il commence à sculpter le bois d’olivier. A partir de 1960 il utilise le fer par assemblage selon une technique originale et qui lui est propre et régénérée sans cesse par sa grande créativité. Amilcar Zannoni n’a jamais quitté Moutiers et est toujours disponible pour nous montrer ses oeuvres et nous faire visiter son atelier où il crée sans cesse avec le même désir.
Quelques mots de l’artiste
J’ai été mineur à Moutiers et pendant plus de trente ans je suis descendu au fond et c’est là que j’ai compris toute la richesse de ce matériau extraordinaire que j’ai arraché jour après jour des entrailles de la terre.
Le fer est un matériau vivant comme l’homme , le métal rouille, l’homme meurt.
Le fer capte la lumière et c’est cet appel vers la lumière que j’ai toujours rêvé de rendre.
Tout doit passer par le coeur.
Ce qui est passionnant c’est que je n’ai rien au départ,pas de bloc de pierre ou de bois rien. Je pars d’un sentiment que c’est moi qui crée le volume. Je prends du fer que je façonne morceau par morceau et quand j’ai mon volume, je fais l’apport de métal au moyen d’électrodes.
Ce que je veux, c’est communiquer, transmettre éveiller….
Crédits Photos : Jean Jacques SCHELLENBERGER
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