Inspection académique de Bar-le-Duc : Bertrand Pancher contre les transferts à sens unique.
Par enmeuse.fr Pascal CORDIER • 24 avr, 2008 • Catégorie: En bref •En réponse aux transferts de postes envisagés par le rectorat de Nancy-Metz au sein des Inspections Académiques, et pour faire suite à la mobilisation des agents au début du mois d’avril, Bertrand Pancher a pris contact avec l’ensemble des parties impliquées dans ce dossier important pour l’avenir du service public en Meuse. En effet, la décision actuellement à l’étude de transférer progressivement 9 postes vers Nancy et Metz d’ici 2012 fragiliserait encore l’inspection meusienne dont les effectifs ont baissé de 20 % en quatre ans.
Après avoir reçu les représentantes du personnel de l’Inspection de Bar-le-Duc, le député du sud meusien s’est entretenu successivement avec le recteur Michel Leroy et le conseiller du Ministre de l’Education Nationale avec un même message, réitéré cette semaine par courrier à Xavier Darcos : les regroupements administratifs opérés dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques ne peuvent se mettre en place au seul bénéfice des métropoles régionales, ni systématiquement au détriment des territoires ruraux.
Face à des agents publics qui comprennent l’intérêt de la rationalisation de leurs services et qui sont prêts à y adhérer pleinement, les réformes doivent être menées avec le souci de l’aménagement du territoire et du maintien d’un service public de qualité, sans quoi elles ne susciteront à nouveau que méfiance et hostilité.
Les réformes menées depuis quelques mois par La Poste et le Trésor Public dans la Meuse fournissent la preuve concrète que l’on peut réorganiser un service public sans pénaliser les mêmes territoires ni susciter le mécontentent des agents publics.
Rappelant l’exemple de ces administrations qui ont réussi leur mutation, Bertrand Pancher a demandé au ministre de bien intégrer la notion d’équilibre et, le cas échéant, de réfléchir aux contreparties offertes aux territoires ruraux. Pour réussir la réforme, le rectorat se doit de proposer aux inspections d’académies de l’ensemble des préfectures de Lorraine l’accueil de services régionaux et de ne pas tout concentrer dans les grandes agglomérations.
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Dans un précédent post on pouvait lire que Bertrand PANCHER regrettait la suppression de postes d’enseignants en Meuse mais comprenait la logique du gouvernement (normal !) qui souhaitait « rationaliser » l’Education Nationale. Pour illustrer cette idée il était indiqué qu’en Meuse il y aurait en moyenne 20 enfants par classe alors qu’ailleurs il y en aurait 25.
La logique mathématique veut donc qu’on diminue ici le nombre des enseignants. L’augmente t-on ailleurs ?
Aujourd’hui, on lit que le député du sud meusien est contre la fermeture de l’inspection académique, du moins le transfert de ses missions ce qui revient au même à terme. C’est pourtant la même logique que celle employée pour les écoles.
On ne peut pas être contre et en même temps justifier un principe sinon cela s’appelle vulgairement « être le cul entre 2 chaises ».
Mais à un moment il faut choisir !